jan
C'est en discutant avec une collègue, intimement convaincue par l'importance que l'on devrait accorder à l'écologie, aux énergies "vertes" et à la défense de la nature que je me suis décidé de l'aider dans sa démarche avec ce modeste article.
L’Homme a cela depuis des années, réussi à trouver tous les moyens possibles et imaginables pour détruire ce que la nature avait pu lui offrir.
C'est aujourd'hui, le sud de la France qui est visé. De grands groupes pétroliers entendent bien exploiter le sol via des techniques polluantes pour extraire le gaz présent à plus de 2 km de profondeurs.
Petite présentation du cauchemar en vue pour nos régions...

Contexte
En général, lorsque l’on entend défendre une cause “écologique” on nous imagine rétrograde, rejetant l’avenir et toutes technologies. Dans mon cas (et ceux qui me connaissant peuvent témoigner), c’est tout le contraire.
Je suis convaincu de l’importance des nouvelles technologies, des richesses et facilités qu’elles apportent. Mais la connaissance technologique n’excuse pas pour autant l’inconscience et l’absence de morale.
Le soucis, c’est que ces nouvelles technologies amènent un besoin croissant en énergie. Les grands groupes tels que Total, pour ne pas les citer, ont tout intérêt à rapidement trouver des alternatives au pétrole et au gaz naturel se faisant de plus en plus rare. Ces mastodontes de l’économie française et mondiale redoublent d’énergie pour trouver LA source sur laquelle ils pourront mettre la main et en obtenir l’exclusivité.
Leur nouvelle cible, c’est le schiste !
Le Gaz de Schiste qu'est ce que c'est ?
Le schiste est une roche sédimentaire. Celle-ci contient du méthane qui peut ensuite être utilisé pour remplacer le gaz naturel et le pétrole.
Le souci n’est pas tant l’utilisation de ce gaz, mais la manière dont on l’extrait de la roche. En effet, l’accumulation n’est pas “discrète “ (beaucoup de gaz réuni en un seul point) mais continue (le gaz est réparti uniformément dans la roche). Et c’est bien là le problème, pour récupérer une grande quantité de gaz il faut l’extraire d’une très grande quantité de roches. La technique actuellement utilisée et présenté comme “ révolutionnaire “ est l’hydrofracturation.
Hydrofracturation, késako ?
Aussi appelé “fracturation hydrolique” est ce que l’on explique scientifiquement par : “La dislocation ciblée de formations géologiques peu perméables, par le moyen de l’injection sous très haute pression d’un fluide destiné à fissuer et micro-fissurer la roche”.
En d’autre terme, on injecte dans la roche un liquide essentiellement composé d’eau à très haute pression afin de libérer le gaz présent dans la roche.
Ce procédé n’est clairement pas naturel, car en plus d’injecter de grandes quantités de liquides dans le sous sol pour le disloquer, ce liquide doit contenir des composés chimiques corrosifs et nocifs.
En plus de contaminer de très gros volumes d’eau, ceci est dangereux pour nos sous sols et surtout nos nappes phréatiques, cette technique a déjà fait des ravages dans d'autres pays. Le plus hallucinant est la position des grands groupes qualifiant cette approche comme “durable” et l’intégrant à leur programme de développement durable.
Explication du principe par Owni : http://app.owni.fr/gaz/
Et ça... dans notre sud à nous ?
Et oui, ce coup ci ce sont nos régions qui sont visées ! Les gisements s’étendent sur de très grandes distances (près de 4327km² pour l’exploitation proche de Montélimar). Les trois permis principaux s’étendent sur de nombreux département, de la Drôme à l’Hérault en passant par la Lozère.

Potentiellement ce sont tous ces territoires qui peuvent être souillés par les produits nocifs libéré pour extraire ce gaz. Des paysages défigurés, des parcs naturels contaminés (n’oublions pas le parc naturel des Cévennes entre autre).
Et la loi ne nous protège pas ?
La loi prévois que pour ce genre de “permis” plusieurs acteurs soient consultés :
- Ministère de l’écologie
- La DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) et la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l'environnement) des zones concernées
- Les préfets des zones concernées
La DREAL et la DRIRE se doivent de consulter les préfets et élus locaux pour connaître exactement l’impact que peut avoir l’exploitation et l’exploration.
Et c’est bien là le problème, les élus locaux n’ont visiblement pas été consultés et les permis ont été attribués en mars 2010.
Mais que faire ?
Il faut communiquer autour de soi. Si ce que vous avez pu lire dans cet article a éveillé en vous une quelconque envie de défendre votre lieu de vie ou simplement vos valeurs, n’hésitez pas. Le journal de 20h sur TF1 a peu de chance de mettre sur le devant de la scène ce genre d’actualités, alors heureusement internet et sa liberté peuvent nous permettre d’informer un maximum de gens pour trouver des solutions.
La moindre des choses face à de tels enjeux est un débat public où chacun peut être informé et se forger son propre opinion.
Vous trouverez en fin de cet article tout un tas de liens qui vous permettront de vous instruire et d’agir.
En espérant vous avoir éveillé sur le sujet !
Pour en savoir +
Pétition en ligne :
http://www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci
Excellent article de Owni :
http://ownipolitics.com/2010/12/07/gaz-de-schistes-le-tresor-empoisonne-du-sous-sol-francais/
Documentaire Gasland sur le Gaz Bitumineux au Québec :
http://www.dailymotion.com/video/xg7g0q_danger-gaz-de-schiste-1-7-doc-choc_webcam
Très bon article de Montpellier Journal :
http://www.montpellier-journal.fr/2011/01/le-sud-de-la-france-cible-a-risques-pour-lexploration-du-gaz-de-schiste.html



Commentaires
"Je suis convaincu de l’importance des nouvelles technologies, des richesses et facilités qu’elles apportent."
"Le soucis, c’est que ces nouvelles technologies amènent un besoin croissant en énergie."
Contradiction ?
Une technologie rend vivable les symptômes, les souffrances d'un mode de vie, et en créé de nouveaux sans jamais supprimer sa cause.
Exemple :
Le lave linge fais gagner du temps à ceux qui, culturellement, se créaient le besoins d'avoir beaucoup de vêtements. Ici, le lambda euro-américain par exemple.
Le lave linge nécessite d'être produit en quantité pour cette masse d'euro-américains, il faut donc ouvrir des usines.
Ses usines nécessitent d'inventer des machines performantes et de recruter une masse conséquentes d'individus qui travaillerons pour le produire. Il faut aussi trouver des moyens d'alimenter ses usines en électricité.
Le lambda euro-américain travail entre 35 et 40 heures en moyenne pour se payer se lave linge et payer la consommation en énergie et en eau qu'il créait.
Conclusion : le lave linge fait perdre son temps à tout le monde, et plus encore, le rend fou.
Solution : s'inspirer des peuples primitifs.
Contestation : "C'est trop radicale, je suis un être humain domestique, pas un sauvage, je pense que le confort est bon, et ça tuerais des millions de gens de revenir en arrière. Puis tu es sur internet alors pourquoi tu dis que c'est mal !"
Réponse : "Ton mode de vie est déjà meutrier, le sera toujours, se complexifiera toujours, rendra aliéné et modifiera l'essence humaine vers une absence totale d'empathie. Pour les gens, personne ne voudra le quitter ce mode de vie, alors ils ne mourront pas de se projet : changes toi toi-même et vis libre sans demander ton reste. Utilise internet si ça t'y propulse, les livres et tout ce que tu veux, mais avance."